
Le psychologue Stanley Milgram est bien connu pour deux de ces travaux, son expérience sur la soumission à l'autorité, et l'expérience du petit-monde inspirée par Frigyes Karinthy. Cette dernière tentait de démontrer que tout individu puisse être relié à un autre via une chaine constituée de 5 connaissances de chaque maillon ou moins. Ce concept est bien implanté dans l'imagination populaire, mais il semble qu'il ne repose pas sur des bases très solides...
Il est assez facile d'expérimenter le principe des six degrés de séparation. On donne une lettre à un premier sujet et on lui demande de la remettre à une personne en particulier. Pour ce faire, il doit passer la lettre à une de ses relations, dont il suppose qu'elle est la mieux placée pour contacter la cible ou un proche de cette dernière. Ce second maillon de la chaîne passe la lettre à un de ses contacts selon le même principe, et ainsi de suite.
En théorie, la lettre devrait parvenir à sa cible en 6 étapes ou moins. En pratique c'est une autre paire de manches. Même l'expérience originale de Milgram, limitée aux Etats-Unis, n'a que 29% de réussite. Et d'autres tentatives réalisées par la suite sont encore bien moins chanceuses avec 95% à 97% d'échecs!
L'idée était séduisante, au point que beaucoup en sont toujours convaincus, mais il semble que finalement nous ne sommes pas si connectés que cela. Les langues, la géographie, les classes sociales sont autant de barrières qui nous empêchent d'être en relation avec les autres.
Même sur l'internet, Duncan Watts à montré en 2001 que le taux de réussites de ce genre de chaîne est extrêmement faible (moins de 2%). L'étude des degrés de séparation est néanmoins très intéressante pour étudier des phénomènes comme la propagation des épidémies ou de l'information en cas d'alerte.
Sources:
BBC,
Wikipedia
Ben
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17/07/2006