Le tag est porteur de sens. Sa définition première est celle d’une balise sémantique, d’une étiquette ou d’un mot-clef. Il apparaît comme un élément pivot de l’information du web 2.0, où les utilisateurs les apposent sur les contenus créés ou inventoriés.
Le tag a son correspondant en ville où il conserve le nom et la fonction. Même dénués de technologie, les tags sont encore des repères du territoire urbain, discrets mais riches de sens pour ceux qui en connaissent le langage. La rue cristallise ce constat d’un réseau parallèle d’information : des boussoles sur le trottoir. Aux coordonnées GPS sur des plaques d’égouts.
Articulés à une architecture d’informatique ambiante (RFID, QRcode, mobiles…), les tags vont jusqu’à poser la question d’une information contextuelle “à la demande”. A Kobe (Japon), plus de 30.000 QRcodes (Quick Response Code) disséminés dans la ville depuis 4 ans , délivrent une information interactive et localisée et relaient des contenus médias sur un mobile. Le tag donne le pouls de la ville, permet de la décoder et fait aussi de l’urbain un individu actif. A l’aune du tag, la communication se transforme et les rapports entre les citadins également. Pour Stéphane Distinguin (FaberNovel) : “La révolution, c’est que l’information n’a plus de sens hors de sa contextualisation. Dès lors, l’audience se contextualise. Il est plus question de capter, d’émettre et de partager que de montrer. C’est l’audience à l’envers : on émet avant de recevoir.”
Inséré dans le paysage urbain, le tag enrichit et affine l’information des villes, contournant l’écueil de la saturation de l’information et imaginant des distributions différenciés selon les statuts des chalands… L’enjeu est de le penser en contribution d’un réseau collaboratif d’information, propre à la navigation sociale et fluidifiant notre pratique de la ville. A suivre…
janvier 24, 2008 à 1:24
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