Ce que la science nous réserve pour 2008

Biologie, physique, chimie, informatique : le magazine Science a fait la liste des programmes de recherche les plus prometteurs.

Jim Robertson, du NIBSC, labo qui cherche un vaccin contre le H5N1 (P.Hackett/Reuters).

Le magazine américain Science offrait récemment à ses lecteurs un bilan de l’année scientifique, dressant une liste des découvertes les plus révolutionnaires en 2007. De quoi imaginer dès aujourd’hui les belles surprises que l’année 2008 et les suivantes ne manqueront pas de nous apporter. Tour d’horizon.

BIOLOGIE

Le génôme humain livre peu à peu ses mystères. Sept ans après avoir déterminé la première séquence complète d’un ADN humain, les généticiens disposent maintenant de nombreux génomes entiers d’hommes et de femmes de toutes origines. Des milliards de données savamment torturées jusqu’à ce qu’elles avouent : oui, les génomes humains sont tous différents, et oui on peut tirer des informations passionnantes en étudiant ces différences.

Elles pourraient expliquer certains caractères humains comme la couleur des cheveux, les taches de rousseur et pourquoi pas l’amour incontrôlable pour le chocolat. Les Japonais ont même été heureux d’apprendre que, grâce à leur régime à base de riz, ils possèdent plusieurs copies d’un gène impliqué dans la digestion de l’amidon, quand l’européen moyen n’en a qu’un.

La médecine espère pouvoir s’appuyer sur ces recherches génétiques pour prévoir et soigner quelques maladies génétiques. Dans un ordre plus philosophique, laissons-nous imaginer que la comparaison des génomes nous aide à comprendre pourquoi chacun est comme il est et pas autrement…

Produire des cellules souches à la demande. Les biologistes ont poursuivi leurs travaux sur les \"cellules souches\", capables de se métamorphoser au pied levé en n’importe quelle autre cellule d’un organisme. Alors que l’embryon en possède des millions, que le petit bébé en garde quelques-unes sous le coude, l’adulte les a toutes perdues.

Ces cellules sont pourtant d’un intérêt médical de premier ordre : à partir d’un petit stock de cellules souches, on pourrait soigner le diabète en les transformant en cellules de pancréas, ou réparer des maladies cérébrales en fabriquant des neurones.

Problème : comment obtenir des cellules souches ? Jusqu’ici on les prélevait chez des embryons, ce qui ne manquait pas de soulever des débats violents. Or en 2007, deux équipes sont parvenues à former des cellules souches, chez la souris puis chez l’homme, à partir de cellules adultes. Il leur a suffi d’y introduire quatre gènes seulement. Une fois mise au point, cette technique ouvrirait de nombreux espoirs et mettrait fin à beaucoup de débats !

Des lymphocytes avec une mémoire d'éléphant. Restons en médecine, avec les producteurs de vaccins, qui aimeraient développer de nouveaux produits à partir de cellules spéciales : des lymphocytes \"mémoires\", ainsi nommés car ils gardent une trace des microbes qui ont infecté l’organisme afin que celui-ci déclare le branle-bas de combat très vite, dès que le dangereux microbe repointe le bout du nez. Et ce même des années après.

Les chercheurs ont mieux compris cette année comment naissent les \"mémoires\", à partir d’un simple lymphocyte qui se coupe en deux parties inégales : une partie donne un nouveau lymphocyte \"normal\", l’autre un \"mémoire\". Il suffisait d’y penser.

Les protéines humaines décryptées. Après vingt ans de travaux, deux équipes travaillant ensemble ont identifié la structure exacte d’une des plus importantes protéines humaines. Elle fait partie d’une famille d’environ 1  000 protéines situées dans la membrane des cellules et chargées de revoir puis de transmettre une foule de messages : lumière, odeur, goût, hormones, neurotransmetteurs, etc.

Qualifier ce résultat d’exploit n’est pas exagéré, d’autant que les implications médicales sont là encore formidables : beaucoup de médicaments agissent justement sur cette famille de protéines. Courage, amis chercheurs. Vous avez trouvé la première, et il en existe plus de 1000 !

L'hippocampe, le passé et l'avenir. Une équipe britannique a montré que des malades atteints dans une zone du cerveau appelée hippocampe, haut lieu du traitement de la mémoire, sont perturbés dans leur capacité à retenir de nouveaux souvenirs, mais aussi dans leur capacité d’imagination, de projection dans l’avenir.

Ce résultat signifie que pour imaginer les événements futurs, le cerveau utilise ceux dont il a déjà une trace, et en suivant partiellement les mêmes circuits de neurones. Une découverte d’importance pour l’étude de la phénoménale complexité du cerveau humain, dont les réseaux de neurones sont aussi indémêlables qu’une coiffure en dreadlocks. Intéressant aussi d'un point de vue philosophique : l’homme aurait donc besoin d’un passé pour se construire un avenir…

PHYSIQUE

Des particules surpuissantes, résidus de trous noirs.Deux découvertes marquantes en physique. Dans la famille \"Particules très énergétiques\" qui encombrent l’univers, les physiciens demandent le père. C’est-à-dire la particule la plus puissante jamais observée et qui frappe de temps à autre l’atmosphère terrestre, chargée d’une énergie 100 millions de fois plus grande que les particules obtenues dans les plus grands laboratoires.

Les physiciens aimeraient bien savoir qui peut produire de tels monstres. Et une équipe de chercheurs de l’observatoire Pierre Auger, en Argentine, prétend avoir trouvé : ces particules viendraient de gigantesques trous noirs planqués au cœur de certaines galaxies situées à environ 250 millions d’années-lumière de la Terre.

L’hypothèse relance, une fois de plus, le débat sur l’existence, la localisation et la structure des trous noirs. Qu’on ne peut justement pas mettre en lumière !

Des sandwichs avec des oxydes de métaux. Les physiciens des matériaux se sont penchés sur les oxydes de métaux de transition, des composés aux propriétés très amusantes, notamment lorsqu’on en fait des sandwichs.

Par exemple, si vous glissez une couche assez épaisse d’aluminate de lanthane entre deux couches de titanate de strontium, un courant électrique apparaît. Mais si la couche que vous glissez est trop fine, vous n’obtenez rien.

L’espoir issu de ces découvertes est de créer des matériaux dont les propriétés dépassent celles des semi-conducteurs actuels. Entre autres, on commence à imaginer des matériaux qui ne seraient conducteurs que dans certaines conditions magnétiques.

CHIMIE

Des médicaments modelés à l'atome près. Pour fabriquer une molécule, par exemple un médicament, les chimistes se basent sur une molécule qui lui ressemble, et dont ils modifient certaines parties sans toucher aux autres. Afin d'atteindre cette précision plus que chirurgicale (nous sommes à l’échelle de l’atome ! ), ils doivent \"cacher\" les zones à protéger et fragiliser les régions qu’ils veulent attaquer.

Or, ces étapes intermédiaires rallongent le temps, le coût et l’impact écologique de l’industrie chimique. Les chimistes explorent donc les voies qui leur permettraient de se passer des étapes intermédiaires. Cette année, plusieurs équipes y sont enfin parvenues. Là aussi, c’est un véritable exploit : la tâche demandait de relever à la fois ses manches et de nombreux défis techniques. Une étape de plus vers une industrie plus écologique.

INFORMATIQUE

Aux dames, l'ordinateur joue le nul. De son côté, une bande d’informaticiens canadiens a montré que le jeu de dames, avec ses 500 milliards de milliards de configurations possibles, se termine invariablement par un match nul lorsque aucun des joueurs ne commet d’erreur.

Le résultat a été obtenu à l’aide d’un programme de calcul des plus sophistiqués qui devrait dans les mois à venir faire avancer les recherches sur l’intelligence artificielle. Au jeu de dames, l’ordinateur est incontestablement plus fort que l’homme car il a une mémoire plus importante. Il obtient donc systématiquement un match nul, ce qui pour le jeu est absolument sans intérêt.

L’homme, lui, commet des erreurs, mais il garde une capacité d’analyse bien supérieure à celle du plus grand ordinateur. Ce qui empêche la réussite des projets visant à rendre un ordinateur aussi \"intelligent\" que le plus idiot des humains. Pour le moment. Car 2008 commence, et tout peut arriver !

D’ici là, je vous propose d’approfondir un des neuf sujets retenus par Science, que vous pouvez choisir vous-mêmes en votant pour votre préféré. Je développerai le thème qui a reçu le plus de voix… dans mon prochain article.


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napakatbrax
18H07 18/01/2008

Et pour le rhume ?

Ca me perturbe toujours ce genre d’article… combien de fois, au cours des 30 dernières années, on a pu entendre aux divers JT « les implications médicales sont formidables »… la génétique doit révolutionner notre vie d’ici 5 ans… depuis 30 ans !

En attendant on connait le génome du VIH depuis plus de vingt ans… et toujours rien.

Franchement, je préfèrerais que la science se penche sur les effets de la « modernité », par exemple les ondes électro-magnétiques GSM ou autres pollutions généralisées des eaux ou des sols.

Une science qui promet en permanence des miracles (« exploits », pardon…) à 20 ans, qui ne viennent jamais… et qui oublie de s’occuper de l’être humain d’à côté qui meurt en silence, ça me dérange…

http://lesmots.freelatitude.net

 
ambra Mari
19H32 18/01/2008

Bon c’est facile de dire ça,
Mais il y a 30 ans, mon père est mort à cause d’une cirrhose du foi, aujourd’hui on l’aurais sauve avec une transplantation.
Il y a 30 ans, il n’y avait pas les CD, les DVD, la télévision digitale, le téflon, INTERNET!!!!!, la fécondation in vitro, l’épidurale, le taxol (pour soigner le cancer du sein), enfin….
Quand on dit qu’il n’y a as eu de progrès en 30 ans, on ne regarde pas le monde de la bonne façon. Évidemment, la recherche peut prendre du temps, mais c’est aussi parce qu’il n’y a pas assez d’argent pour la soutenir. Quand je pense qu’il y a des gens qui veulent réduire l’argent pour la recherche et, au même temps, ils demandent des avancées… ils veulent le beurre et l’argent du beurre…

 
jimmyb
21H20 18/01/2008

Je vais peut-être vous étonner, mais internet est né il y a plus de 30 ans! Mais c’est vrai que la technologie avance de plus en plus vite, sauf en France ou les chercheurs sont obligés de pleurer pour avoir quelques sous que l’on préfère mettre dans les salaires de nos hommes politiques ou dans des vaches en plastique sur des rond-points.

 
virginie78
22H33 18/01/2008

A quand le vaccin anti-troll ?

http://www.mouton5pattes.org/

 
mrleon | Chanteur Country
23H47 18/01/2008

Il y a 30 ans, il n’y avait effectivement pas de CD, mais les disques sonnaient dix fois mieux que maintenant. Il n’y avait pas de DVD, mais on pouvait aller au cinéma voir des films dotés de scenarios, en copies 35 mm sur des écrans de 10m de base.

Le progrès, c’est super, mais pour quoi faire ?

 
Pimpampoum
08H55 19/01/2008

Ah, c’était mieux avant… :)

 
mrleon | Chanteur Country
10H38 19/01/2008

Concernant ces deux exemples, en tous cas, c’était certainement mieux avant, oui.

(j’ai toujours préféré Sergio Leone à Luc Besson). ;)

 
eklipse
14H08 19/01/2008

…dans certains cas je ne vois qu’une invention : la machine à remonter le temps. Et je vous laisse ma place.;)

 
Pierre Vandeginste | Journaliste scientifique
21H38 18/01/2008

"En attendant on connait le génome du VIH depuis plus de vingt ans... et toujours rien."

Vous n'êtes pas au courant ? Les trithérapies, ça ne vous dit rien ? 

Ce que la "science" a déjà fait contre le Sida, c'est un miracle. Un vrai.

 
Argos
11H40 19/01/2008

Sauf que personne ne me fera croire que c’est la nature qui a créé le sida, qu’il est venu tout seul, comme ça, tout d’un coup.
Je serai toujours convaincu que c’est le fruit d’une erreur humaine … et là ce n’est CERTAINEMENT PAS un progrès.

 
Pierre Vandeginste | Journaliste scientifique
22H53 19/01/2008

« Je serai toujours convaincu que c'est le fruit d'une erreur humaine »

On dirait que je ne peux rien pour vous. Mais comme je suis de bonne humeur, je vais quand même essayer.

Commençons par une question, histoire de montrer où pêche votre vision des choses. Les autres maladies, alors, vous acceptez l'idée qu'elles soient venues toutes seules, comme ça" ?

L'histoire du Sida est désormais passablement balisée. De mémoire, on sait à quelle époque (début du siècle) un virus de Sida simien est passsé du chimpanzée à l'homme. Ensuite, il s'est mis à muter. Bref, une histoire de virus banale, genre grippe aviaire.

Autrement dit, ce qu'il faut comprendre, c'est que l'arrivée d'un nouveau virus n'est pas anormal. C'est au contraire "business as usual". Simplement, à notre échelle de temps, nous avons du mal à nous en rendre compte. C'es un peu comme la chute des météorites.

 
VyGER
00H39 20/01/2008

C’est ça qui est bien avec les amateurs de théories du complot : on ne peut pas leur « faire croire » autre chose.

Donc on va éviter une longue discussion en pur perte sur la virologie en général, le VIS/VIH en particulier.

De toute façon les études sur le sujet ou les dépêches les citant sont à la portée de toute personne voulant se renseigner.

http://blog.paven.fr/

 
Pictulo
18H03 18/01/2008

Je pense que les labos travaillent aussi très dur sur ces deux maladies tragiques. Cet article signifie peut-être que dans ces domaines, les avancées n’ont pas été aussi importantes que dans les domaines exposés. Cela peut-être très décevant pour les malades et leur entourage, mais pour autant les performances listées dans l’article restent très intéressantes.

 
Néwick | Etudiant en médecine
20H37 18/01/2008

Pour le SIDA et le cancer, les sujets sur la synthèse chimique et la compréhension de la structure des protéines me semblent tout à fait adaptés…

 
ligeoli
17H57 18/01/2008

Ca se reduit a cela la science selon vous?

Quid du climat, de l interaction terres et enveloppes superficielles? De debats aussi passionnes que houleux que ceux agitant l’IPGP et notamment V. Courtillot ces temps-ci? Provocateur l article c’etait cela?

 
sauvant | Biologie-BOP
18H09 18/01/2008

MERCI! je vous remercie infiniment pour ce résumé. Je ne suis qu’une étudiante de deuxième année de licence Biologie (spé BOP) et cela me fait vraiment plaisir, quand des personnes aussi savantes que vous, me permette de me plonger plus avant (ce sera ma lecture du week-end) dans l’évolution des sciences. Je n’oublie pas Rue 89 qui est ma lecture favorite de l’actu. (J’ai peu de temps libre!)
PS. Je trouve les commentaires tres « grognons » Moi, je trouve génial que quelqu’un prenne la peine et le temps de nous informer. Je n’ai que 20 ans…et je ne sais rien.

 
pablico
18H31 18/01/2008

Te fait pas de bile Sauvant. Moi j’en ai 60 et j’en sais pas plus. On croit savoir, mais ça évolue tout le temps.
La vie n’a rien d’une science exacte.
Déroutant, quand tu apprends bien quelque chose, la technologie et les connaissances changent, tes connaissances deviennent obsolètes.. Et on réapprend, cela ne fini jamais.

 
Néwick | Etudiant en médecine
20H41 18/01/2008

Parce que tu penses que la science n’a pas fait de progrès sur ces domaines en 25 ans ? Compare un peu les médianes de survies entre 1985 et maintenant, tu verras la différence. Puis regarde ensuite les effets secondaires des traitements, ça n’a rien à voir !

 
Sebly | Intermittent de la recherche
22H49 18/01/2008

peut-on connaitre vos références pour tenir des arguments pareils svp ? Avez-vous la moindre idée de la complexité du virus du SIDA ? avez-vous déjà pensé à la difficulté expérimentale pour l’étudier ? Savez-vous que pour y comprendre quelque chose (et donc envisager une pharmacologie) nous en sommes au niveau moléculaire et atomique ? Savez-vous que la droite au pouvoir réduit les crédits de recherche sur le SIDA depuis des années ?
bref, concernant le VIH, pour que vous puissiez voir que rien n’avance, je vous propose de vous rendre sur la base mondiale de publications de biologie/médecine qui se trouve à cette adresse : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/sites/entrez

ensuite vous tapez « HIV », vous obtiendrez environ 18000 citations qui correspondent à autant d’articles scientifiques sur ces dernières années. Prenez-en un au hasard et instruisez vous, avant de tenir des propos ridicules, pour ne pas dire totalement abrutis.

Enfin quand vous voulez je vous invite à venir faire un stage en laboratoire (CNRS, INSERM, au choix). Tiens, par exemple je vous ferai manipuler un bon flacon de virus bien infectieux, juste pour que vous rendiez compte du travail de fainéants que font les scientifiques. Nous vous regarderons ensuite nous expliquer comment fonctionne la bête. Je serai personnellement très intéressé si vous pouviez m’expliquer par quels mécanismes moléculaires la protéine de nucléocapside assiste la transcriptase inverse lors de l’infection. Ca fait 25 ans que des centaines de personnes de part le monde essaient d’y voir clair, donc nous attendons toutes nouvelles propositions.

PS: peut-être que les neurones ne disparaissent plus, mais méfiez-vous vous semblez un cas à part.

 
VyGER
01H00 20/01/2008

Vous devriez vous abonner à une revue de vulgarisation scientifique. Pour ma part je lisais « Science & Vie » quand j’étais lycéen et maintenant « La Recherche » et « Pour la science ». Il y aussi « Science & Avenir » qui a l’air pas mal et très abordable.

POur quelques euros par moi ça permet de se tenir au courant de l’actualité scientifique qui ne passe ni dans les dépêches AFP ni au journal télévisé.

http://blog.paven.fr/

 
Sebly | Intermittent de la recherche
22H28 20/01/2008

écoutez vous critiquez, je combat avec mes armes. Désolé pour vous si vous n’avez pas assez de munitions. Ce n’est pas parceque je sais de quoi je parle que je fais preuve d’égocentrisme.
Sinon venez aussi dépouiller les comptes des labos Inserm ou CNRS, on rediscutera ensuite de vos affabulations.

 
jean.pierre
20H22 19/01/2008

 » »«  »«  »«  »si vous pouviez m’expliquer par quels mécanismes moléculaires la protéine de nucléocapside assiste la transcriptase inverse lors de l’infection »«  »«  »«  »

je ne m’en souviens plus mais mon garagiste me l’avait expliqué.

 
1900
15H23 19/01/2008

Apprends à écrire, ça aide pour la lecture.

 
ellejo
21H38 18/01/2008

Bonne chance pour tes études ….
Bonne réussite.

 
efji
18H46 18/01/2008

Ne pouvant parler que de ce que je connais, contrairement au rédacteur de l’article, je trouve le 9e point sur le jeu de dames particulièrement crétin.
Le chapitre « physique » me semble vraiment très réducteur aussi.
Si tout le reste est de la même eau…

 
Damien Jayat | Vulgarisateur scientifique
23H21 18/01/2008

C’est vrai que les sujets ont été choisis et rédigés par les responsables éditoriaux d’un des plus grands journaux scientifiques du monde. Et dont je n’ai fait que reprendre les thèmes pour les « adapter » à un public non spécialiste. Je pense qu’ils seraient très heureux de se faire traiter de « crétins », et je vous supplie de bien vouloir leur en faire part. Ca les intéressera surement.

 
bilou.
23H58 18/01/2008

Où est passé le post précédent sur le clônage :

Faut-il manger de la viande issue d’animaux clonés?
Par Chloé Leprince (Rue89) 14H17 16/01/2008

La FDA américaine autorise la commercialisation de produits issus du clonage. L’agence européenne émet un avis favorable.

?

C’est bien gentil de reprendre une discussion en page de garde sur les commentaires mais ayez au moins la délicatesse de permettre aux gens de pouvoirs poursuivre la discussion plus loin :

http://www.rue89.com/2008/01/16/faut-il-manger-de-la-viande-issue-danima…

Je reprends, vous mettiez donc en page de garde le post de Bragon qui lui-même répondait à un de mes post hier 13h.

bilou.
18H13 16/01/2008

Pourquoi donc les chercheurs ne disent pas la vérité, à savoir qu’il est plus sain de se nourir dans la diversité génétique plutôt qu’une même population dans un environnement donné mange systématiquement le même individu ! Si la nature rend trés difficile et rare qu’il y aie deux individus ou plus identiques, c’est qu’il y a une raison. Lorsqu’on est chercheur et scientifique on ne peut pas affirmer que le clônage et les OGM sont des inventions utiles pour l’alimentation, non c’est faux, point barre.
Dolly est morte depuis bien longtemps sans qu’on sâche vraiment pourquoi elle est morte prématurement. Alors chouette l’emballage est superbe, la bête est musclée, le poil est drû, mais le code génétique ce n’est pas seulement l’emballage. Il est facile d’infester le génôme de toute une population avec des OGM, les gênes précisément modifiés pourraient se confondre avec le notre.
Là où le consomateur ne veut ni des OGM, ni du clônage, c’est qu’il y a eu manipulation du vivant dés le premier jour, c’est à dire l’utilisation d’outils, de fioles, de pipettes et de toutes sortes de machines sous tension pour mettre au monde un individu.

Comment dés lors évoquer le risque zero, on peut être pour le progrés, mais pas ça, manger du dolly, ou du maïs transgénique tels qu’ils ont été mis au monde, ça n’est pas le progrés, au contraire c’est de la regression à grande échelle. Le progrés, c’est le patrimoine génétique du vivant, c’est nos gênes qui traversent le temps et qui y résistent victorieusement !

Demain on produira à grande échelle dans l’espace ou pourquoi pas sur la lune des céréales et du bétail, ce sera techniquement possible ! Vous verrez on y arrivera, et on en n’est plus trés loin, c’est formidable …

Bragon
13H14 17/01/2008

« Si la nature rend trés difficile et rare qu’il y aie deux individus ou plus identiques, c’est qu’il y a une raison. »
Si je vous l’accorde, il est difficile de trouver deux infdividus animaux identiques, je ne suis pas du tout d’accord que la nature empêche qu’il existe deux individus identique. Prenons un simple bactérie, le mixage gnétique n’existe que rarement puisque sa reproduction se base sur la division cellulaire et que donc une bactérie mère donnera « naissance » à deux bactéries filles strictement identiques.Leur diversité génétique sera plus fondée sur la mutation de certains individus que le croisement.
On peut aussi retrouver des individus identiques dans les plantes, entre autre avec le bouturage ou même dans leur reproduction.
La fixation des caractères génétiques est un élément fondamental de toute sélection génétique. On en vient ainsi à votre seconde affirmation : « Là où le consomateur ne veut ni des OGM, ni du clônage, c’est qu’il y a eu manipulation du vivant dés le premier jour »
Pensez vous que les premiers blés étaient comestibles?
Pensez vous que les premiers épis de maïs étaient si gros et si prolifiques?
Pensez vous que les première vache pouvaient produire plus d’un litre de lait par jour?
Non, bien évidement, si on en est actuellement aux productions telle qu’on les connait c’est que l’homme est intervenu depuis l’invention de l’agriculture pour améliorer ses productions à travers la sélection. Bien sur il y a deux milles ans, cela ne passait pas par « l’utilisation d’outils, de fioles, de pipettes et de toutes sortes de machines sous tension pour mettre au monde un individu. » Mais l’Homme a modelé le vivant à ses besoin. Votre « premier jour » de manipulation du vivant ne remonte donc pas aux premiers OGM, mais dans les environs du néolithique.

Bien que le débat des OGM ne soit pas le sujet ici, je voudrait aussi répondre à votre affirmation « Il est facile d’infester le génôme de toute une population avec des OGM, les gênes précisément modifiés pourraient se confondre avec le notre. »
ARRETEZ LA PSYCHOSE! De l’ADN, vous en avalez tous les jours, pourtant il ne vous est jamais poussé des fleurs dans les cheveux des sabots ou des abricots au bout des doigts. Si les OGM peuvent avoir des conséquences potentiel sur l’envrionnement, des questions éthiques sur la manipulation du vivant ou qu’encore les protéines synthétisées (car faut-il le rappeler, ajouter un bout d’ADN, c’est « seulement » synthétiser une nouvelle protéine) peuvent agire sur notre corps, le génome ne pourra pas se transmettre du produit à l’Homme.

Ainsi je suis d’accord que les nombreuses manipulations actuelles peuvent parfois être effrayantes et mérites qu’on s’intéresse non seulement aux risques qu’elles comportes mais aussi à leurs conséquences à toutes les échelles de temps. Ce n’est pas pour autant qu’il faut rejeter en bloc toutes ces technologies qui cherchent (en bien ou en mal) à répondre à un problème toujours plus important de l’accroissement de la population mondiale.

Voici donc ma réponse

bilou.
07H21 18/01/2008

Tout d’abord, merci de m’avoir répondu et peut-être mieux noté qu’auparavant ce qui aura permis de faire resurgir mon post d’outre tombe, je vous assure que j’ai fait le maximum pour que le votre le soit aussi.

Vous êtes d’accord que la seule façon pour que deux animaux soient identiques en tout cas sur la grille de départ, c’est qu’il ait de vrais jumeaux, la cellule de départ mélant une partie du génôme des deux individus parents se divise à l’identique en autant de fois qu’il y a de jumeaux. C’est exactement ce qu’il se passe pour les clônages d’un même individu de départ sauf que l’on vide cette primocellule de son contenu pour y mettre les informations de l’individu clôné par n’importe quelle autre contenu de cellule intègre de cet individu. Déjà comment peut-on affirmer que l’utilisation du contenu d’une cellule d’un organe soit strictement identique en tout point à celui d’une cellule d’un autre organe ? Le choix du type de cellule pour le clônage est déjà bien cornellien.
Pour ce qui est des mutations, vous savez comme moi qu’elles peuvent intervenir dés la deuxième division cellulaire qui formera l’individu final. Au nom de cet affirmation on peut dors et déjà convenir que le clône d’un clône ne sera jamais identique à l’individu de départ puisqu’il aura forcément évolué dans un environnement différent sous des contraintes différentes de son « jumeau ».
Ainsi, si l’on considère que l’environnement dans lequel on évolue façonne de manière intrinsèque et perpétuelle le génôme final de chaque individu, il est pratiquement impossible, même pour des bactéries que deux individus se voient attribués un génôme parfaitement identique.

Pour ce qui est de mon affirmation comme quoi des gênes modifiés pourraient se confondre avec le notre, je suis d’accord que cette affirmation est exagérée, voire fausse, les choses ne se passent pas tout à fait comme cela, la nourriture qu’on mange se décompose dans nos organes sous formes d’acides aminés, cad des structures chimiques bien précises que l’on assimile et transforme en notre chaire en reproduisant le contenu supposé identique de chacun de nos cellules.
Dés lors qu’un gêne modifié se retrouve dans notre estomac, il sera de toute façon décomposé sous une forme que l’on pourra assimiler naturellement et donc transformer en une partie de nous même. La seule protection dont on dispose, c’est notre remarquable capacité à identifié les bons morceaux pour reproduire nos cellules. (et ça on ne le fait pas payer à MONSANTO, c’est tout benef)
Mais tout cela n’est que supposition, comment en effet affirmer que la structure moléculaire d’un gêne issued’une animal donné est parfaitement compatible d’une espèce à l’autre ? Enfin un gêne, ce n’est pas une molécule, c’est des milliers voire des centaines de milliers d’atomes assemblés entre eux. Lorsque l’on introduit un gêne dans un magma génétique, c’est des milliards d’informations que l’on introduit dans le génôme. Or vous savez comme moi qu’une partie seulement de ce génôme s’exprime dans « l’unicité » de l’individu, une bonne partie constituant une réserve pour les générations suivantes, le patrimoine, la richesse qui constitue l’espèce à laquelle appartient l’être vivant. C’est pourquoi même si le clône ou l’OGM parait en bonne santé, rien ne prouve que sa descendence soit viable tout autant. Ca pourrait d’ailleurs expliquer pourquoi Monsanto diffuse des OGM non reproductibles, ce qui obligent les cultivateurs à acheter chaque année de nouvelles semences, sans quoi ça serait trop dangereux, ou tout simplement pourrait nuire à sa réputation en cas d’apparition d’anomalies génétiques dans la descendance.
Mais voilà, vous voyez bien que ce qu’il se passe, c’est quand même assez grâve, chaque année Monsanto distribue le même individu à quelques détails prés dans le monde entier, alors que la selection naturelle qu’on a opéré pendant des millénaires a fait qu’on a aujourd’hui plusieurs espèces d’un même légume ou d’un même fruit, de toute façon même sans l’homme, la nature fait que ce sont les espèces les plus resistantes qui survivent et se pérpétuent. Regardez ce qu’il s’est passé il y a plusieurs années en Inde, Monsanto a vendu des tonnes de semences de riz modifiées aux indiens qui n’étaient pas si performantes au début de leurs manipulations. Des milliers de paysans ont vite abandonné ces semences et un gigantesque programme de classification des différents riz indiens a été orchestré par le gouvernement de sorte que les différents problèmes auxquels été confrontés les paysans soient réglés autrement que par des OGM, aujourd’hui la production de riz indienne se porte à merveille et ouf les différents riz sélectionnés pendant des millénaires par les paysans indiens ont été sauvegardés. Voilà pourquoi le riz indien a su rester un des meilleurs riz du marché mondial, mais heureusement que le riz de monsanto n’était pas tout à fait au point, sinon le basmati n’existerait peut-être plus …

 
efji
00H04 19/01/2008

Inutile de vous énerver comme ça. Vous êtes biochimiste et je ne me permettrai jamais de parler de biochimie.

Concernant l’ordinateur qui joue aux dames et les variations sur les « capacités d’analyse bien supérieures de l’homme » (d’analyse de quoi ?) ainsi que sur l’ordinateur « presque aussi intelligent que le plus idiot des humains », je maintiens mon jugement, même si cela a été écrit par « le plus intelligent des humains » (peut-être manque-t-il quelquepart une définition de « l’intelligence » et de quelques autres bricoles qui traînent au détour des phrases).
Mais il n’est pas impossible que l‘« adaptation » conjuguée avec la traduction soit la cause de ce désastre :)

Plus sérieusement, et plus généralement : la vulgarisation scientifique est un art bien difficile. Nous bondissons souvent en voyant tel ou tel résultat scientifique de domaines que nous connaissons, traduit et monté en épingle pour le grand public. Comme vu par le petit bout de la lorgnette. Cette étape est sans doute nécessaire car le citoyen a le droit de savoir où passent les deniers publics qui financent la recherche, sachant que la plus grosse partie restera toujours inaccessible au commun des mortels. Alors on en arrive à des distortions de point de vue qui peuvent parfois être comiques, comme ici.

Sans rancune donc. Mais il est clair que le mot « intelligence » juxtaposé à « ordinateur » dans la même phrase me fait toujours bondir.

 
Damien Jayat | Vulgarisateur scientifique
11H25 19/01/2008

D’accord avec vous sur le terme « analyse », j’aurais du préciser de quel type d’analyse il s’agit. Ce n’était peut-être pas le meilleur terme possible.

Concernant la juxtaposition de « ordinateur » et « intelligence », ce n’est pas moi qui l’ai inventé: il s’agit bien de l’ « intellligence artificielle », non? Donc, l’idée des chercheurs est bien de rendre un ordinateur « intelligent », quelle que soit la définition qu’on lui donne? Je suis toutefois d’accord avec vous, l’idée de rendre un ordinateur intelligent me semble un peu hors d’atteinte, et surtout hors de propos. Mais il faudrait en parler aux chercheurs!

Et comme vous je suis souvent effaré de l’écho donné au grand public de résultats scientifiques, qui sont alors totalement dénaturés. C’est bien pour ça que dans cet article, je n’ai fait (presque) que reprendre ce qui était abordé dans l’article de Science. A priori, cela devait permettre d’éviter les distorsions de points de vue. Désolé que vous en ayez trouvé quand même. Sans rancune!

 
efji
12H01 19/01/2008

L’expression « intelligence artificielle » est effectivement trompeuse. Elle est pourtant abondamment utilisée par les chercheurs eux-même, pas toujours sans arrière pensée publicitaire d’ailleurs.

Pour revenir aux ordinateurs qui se mesurent aux humains, on pourrait citer le jeu d’échec, pourtant apparemment beaucoup plus complexe que les dames, pour lequel l’ordinateur est maintenant meilleur que tout humain (deeper blue a battu Kasparov en 1997). En revanche, à ma connaissance, les ordinateurs jouant au go sont de niveau médiocre. Mais tout ceci est-il le signe d’une quelconque « intelligence » ?

 
VyGER
01H46 20/01/2008

La différence avec les échecs c’est que le jeu de Dames anglaises est « résolu » : le programme gagne sauf en cas de partie parfaite (contre lui-même par exemple) auquel cas il fait match nul.

Il est faux de dire que dorénavant l’ordinateur est meilleur que tout humain aux échecs. L’ordinateur a le niveau d’un champion du monde. Il n’est pas encore capable de déterminer l’enchaînement gagnant et donc de gagner à la première erreur de son opposant. Il suffit de voir les dernières rencontres de haut niveau entre l’homme et l’ordinateur :
1996 : Kasparov - Deep Blue : 4-2
1997 : Kasparov - Deep(er) Blue : 2,5 - 3,5
2002 : Kramnik - Deep Fritz : 4-4
2003 : Kasparov - Deep Junior : 3-3
2003 : Kasparov - Fritz X3D : 2-2

A part en 1997 où Kasparov a fait un choix d’ouverture inhabituel contre Deep Blue qui lui a couté la partie, la machine ne bat pas les champions du monde.

 
bilou.
12H07 19/01/2008

Cher Damien, vous qui êtes spécialistes en biochimie, mon précédent post devrait pouvoir vous inspirer un éclairage qui serait bienvenu, qu’en pensez-vous ?

 
Panca | raleur qui aime les débats
18H56 20/01/2008

A propos d’intelligence artificielle c’est un terme employé pour qualifier des programmes complexes qui imitent très simplement certaines de nos facultés humaines. Un ordinateur n’est qu’un automate binaire (utilisant des suites finies de 0 et de 1) et qui travaille généralement séquenciellement (une tache après l’autre par un ou assez peu des « neurones » que sont les microprocesseurs), un cerveau humain c’est des milliards de neurones, chacune d’entre elle comprend environ 10 000 inter-connections, ces neurones agissent de plus simultanément et avec des signaux continus. Du point de vue de la complexité le cerveau d’un ver de terre est TRES au dessus de celle du plus puissant des « super-ordinateurs ». Si un ordinateur peut battre un humain aux dames c’est simplement que ce jeu, qui peut être difficile, est de règle simple et que la rapidité et la possibilité d’envisager un grand nombre de combinaisons nous sont très supérieurs chez les ordinateurs qui en dépit du talent des informaticiens et mathématiciens ne savent pas avoir
de stratégie! De même que l’on sait aller vite avec des avions on n’est pas près de construire une machine qui puisse peindre comme Van Gogh par exemple si on suppose que Van Gogh n’ai jamais peint, on peut néanmoins faire des machines qui imitent son oeuvre. N’oubliez jamais qu’un ordinateur n’est jamais qu’un tas de ferraille utile, au même titre qu’une automobile, et qu’il ne fait que ce qu’on lui a ordonné de faire!!

 
Pierre Vandeginste | Journaliste scientifique
23H02 19/01/2008

Voilà qui est fort de café. Vous traitez de crétin l’auteur de cet article que personne ne vous a obligé à lire. Il se rebiffe à peine et maintenant vous lui reprochez de s’énerver ? Apprenez à vivre !

 
foobar | nabalzr
00H06 19/01/2008

Etant également dans la recherche en informatique je ne peux que seconder efji, l’AI est « sexy » pour le grand public mais represente une infime partie du domaine et malheureusement c’est uniquement celle-là qu’on montre. D’ailleurs Science ne publie generalement pas d’articles en informatique et en math (pareil pour Nature) donc l’argument d’autorité marche assez peu ;)

 
pierrejcallard | www.nouvellesociete.org
01H44 19/01/2008

Je trouve, au contraire les thèmes extrêmement bien choisi. Ils m’intéressent tous. Je ne commente ici que le premier.

Accorde-t-on assez d’attention au problème de la disparité des aptitudes que peut monter en épingle identification des haplogroupes - que National Geographic et Google diffusent aujourd’hui comme un jeu de société ? Il ne suffit pas de dire « nous sommes tous égaux » pour régler le problème. Il faut trouver des complémentarités. Et ce n’est pas en menaçant les scientifiques du bucher, dans la tradition du procès de Galilée, qu’on va empêcher la terre de tourner ni prévenir une résurgence du racisme.

Pierre JC Allard http://nouvellesociete.org/5176.html

 
VyGER
01H25 20/01/2008

Ce 9ème point fait l’objet d’un article de 6 pages dans le « Pour la science » de Janvier.

Ce n’est pas le résultat en lui-même qui est le plus important, mais les techniques qui ont été utilisées pour arriver à ce résultat.

 
Karmus
19H08 18/01/2008

Une grande majorité des découvertes scientifiques, tout domaine confondus, sont d’abord réservées par les militaires.
Ce n’est souvent qu’après quelques décennies qu’elles trouvent leur pratique dans la société civile.
On a le temps de voir venir, ne pensez-vous pas ?

 
elLolo
23H26 18/01/2008

Faut arrêter les mythes quand même… L’armée ne travaille pas sur tout non plus, elle n’a pas des moyens illimités et ses dirigeants peuvent passer à côté de certaines voies de recherche.

 
sccber
00H11 19/01/2008

Vous confondez mythologie et mythomanie ! Le complexe militaro-industriel, notamment aux USA, contrôle vraiment beaucoup la recherche américaine.

 
elLolo
17H25 19/01/2008

Il n’y a pas qu’aux USA que les gouvernements sont cul et chemise avec des industriels de l’armement, que beaucoup d’entreprises civiles dépendent à leur tour de ces industriels, et enfin que les établissements publiques de recherche font des partenariats avec toutes les entreprises que je viens de citer (principalement les grosses) pour trouver des financements et des usages. En plus, il faudrait parler des entreprises civiles qui ont en très grande majorité dans leurs actionnaires un industriel de l’armement ou un « État » au travers de sociétés écran…

Mais au bout de tout ça, il n’empêche que non, l’armée ne s’occupe pas de *tout* et que l’argent qu’elle injecte dans des projets de recherche n’impose pas une stricte confidentialité de A à Z. Il y a des différences entre :
- l’armée est partout / contrôle tout,
et
- l’armée s’intéresse / s’implique dans beaucoup de sujets divers.

 
jean.pierre
20H32 19/01/2008

c’est bizarre pourtant qu’on parle d’arme alimentaire……….

 
Fabien G | Etudiant chimie verte et développement d...
20H27 18/01/2008

Quand je lis la partie sur la chimie cela me fait doucement sourire

Ce paragraphe ne veut rien dire. Cela fait déjà un petit moment que les chimistes cherchent à éviter la protection de groupements sur des molécules ou au contraire à favoriser une certaine sélectivité. Dans un but écologique et économique. Et ils y arrivent de plus en plus pour peu qu’ils se donnent les moyens

Parler des nouvelles méthodes écologiques qui sont apparus ces dernières années pour arriver à ces moyens, cela serait autrement plus intéressant.

Les réactions hétérogènes dans l’eau, l’utilisation des microondes, l’utilisation des enzymes, la catalyse, les réactions sans solvants…

C’est ce qui fera la chimie en 2008

Vulgarisation ne veut pas dire prendre les lecteurs pour des poires qui ont peur de toutes les informations à caractères scientifiques

 
Jean Maurice | Etudiant
20H56 18/01/2008

En ce qui concerne la partie informatique, le paragraphe disant « L’homme, lui, commet des erreurs, mais il garde une capacité d’analyse bien supérieure à celle du plus grand ordinateur. » ne veut rien dire. L’homme a une capacité d’abstraction, et de créativité que les ordinateurs n’ont pas. Mais en ce qui concerne la capacité d’analyse, l’avantage est à la machine, qui peut effectuer des calculs bien plus longs, poussés et systématiques que ce qu’un homme peut faire.

Pour le cas particulier des dames, j’avais déja entendu dire qu’une ouverture particulière était interdite en compétition car assurant le nul. La nouveauté doit donc ici se résumer à « même en interdisant cette ouverture, il existe une stratégie assurant le nul ». Peu intéressant, si ce n’est pour dire qu’on sait aujourd’hui effectuer des recherches exhaustives plus profondes (dans l’arbre des parties possibles) qu’avant.

Il me semble qu’en matière d’IA, les évolutions récentes des programmes jouant au Go sont plus intéressantes.

 
VyGER
02H42 21/01/2008

Vous dites que la phrase ne veut rien dire, avant de faire la proposition inverse.

Comparer la capacité d’analyse d’un ordinateur et d’un humain n’a pas de sens car le mot analyse n’a pas la même signification pour l’un et l’autre.

Pour le cas des dames, une stratégie optimale a été trouvée qui assure la victoire ou le nul s’il est opposé à un joueur parfait.

Des références pour les nouveautés autour du GO ?

 
charlotte cordier
21H34 18/01/2008

depuis que je suis gamine , on ne cesse de s’ extasier sur les nouvelles découvertes , le cancer que l’on va guerir de mieux en mieux , et bla et bla ,
mais je constate également que les gens sont de plus en plus pauvres et pas vraiment plus heureux qu’ avant

des malades il y en a toujours autant , mais on les fait durer plus longtemps

j’ arrive à presque 60 ans , et malheureusement je trouve que l’ homme n’ a pas du tout progressé dans son humanité malgré tous ces progrés supposés de la science

 
elLolo
23H28 18/01/2008

Et que faut-il en déduire ? Il faut arrêter la progression des sciences ?

 
sccber
00H00 19/01/2008

« Les gens sont de plus en plus pauvres » : on parle de science, soyons rigoureux. D’où tirez-vous cette affirmation, sur quel échantillon (pays, catégories socioprofessionnelles, d’âge, etc.), sur quels critères (patrimoine, revenus, sans oublier les « services » offerts parfois invisibles (routes, hôpitaux, bibliothèques, écoles, etc.). Je suis rmiste, mais la technologie m’offre un téléphone portable, par exemple, que je n’avait pas en étant salarié il y a quelques années.
« Progrès supposés de la science » : la science recherche la connaissance du monde physique ; il peut en découler de la technologie, qui peut être nuisible, utile ou inutile. Elle Laisse les promesses de bonheur aux bonimenteurs (idéologues, publicistes et religieux). Vous avez raison, c’est important le bonheur, mais c’est un autre problème.

 
bengatar
22H04 18/01/2008

à entendre certains commentaires déçus, on croirait qu’on parle d’une religion ???

mention spéciale pour france renouveau que la science n’a malheureusement pas pu aider pour l’orthographe !!
 ;)

 
foobar | nabalzr
22H21 18/01/2008

C’est un peu caricatural l’exemple en informatique, l’intelligence artificielle c’est toujours ce qu’on met pour faire rever les gens, mais ca reste un domaine extremement restreint de la recherche en informatique.
Je trouve cela un peu dommage (mais j’imagine qu’il n’y a rien d’aussi sexy pour le grand public).