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Le plagiat nuit gravement aux apprentissages !

Le comprendre, le détecter et le contrer

Le plagiat des étudiants nécessite que les institutions prennent des mesures pour limiter son envergure. En effet les étudiants sont de la "génération Y", donc coutumiers des usages des TIC, mais peu d’enseignants le sont autant qu’eux (Bibl N°1)... D’autre part, entre 60 et 90% des étudiants avouent avoir au moins une fois plagié (Bibl N°2 & 3)... De plus il n’y a pas de norme légale académique pour le traitement du plagiat (Bibl N°3).

Au-delà des chiffres alarmistes, le principal problème du plagiat est la qualité des apprentissages. En plagiant, l’apprenant "court-circuite" l’étape importante qu’est l’appropriation du contenu par le maniement des concepts et des données brutes. La première victime du plagiat est donc le plagieur lui-même.

Ce document et ses documents annexes, notamment la carte conceptuelle, véritable base de connaissance, dont cet article est la transcription linéaire résumée (voir plus bas) proposent un tour d’horizon des enjeux du plagiat et des différentes façons de le traiter, pour les différents protagonistes - institutions, enseignants et étudiants.

- Constats
Le plagiat a toujours existé mais depuis la démocratisation de l’internet, il est devenu aussi simple qu’un glisser/déposer. Ainsi, dans 4/5ème des productions écrites des étudiants, c’est quelques fois jusqu’à 25% du contenu qui est copié sans être cité (Bibl N°1 & 2).

- Détection de la fraude
Pour endiguer ce phénomène, il faut dans un premier temps découvrir les différents moyens utilisés par les fraudeurs et les moyens pour détecter les fraudes. Le plagiat n’est qu’un moyen de tricher à l’aide des TIC parmi d’autres (par exemple, les téléphones portables ou les baladeurs MP3 sont régulièrement utilisés lors des épreuves sur table. Pour des travaux personnels, des sites de vente de copies "prêtes à rendre" proposent aussi leurs services dans toutes les langues...). Des logiciels anti-plagiat existent - mais ils ne sont pas la panacée s’ils sont utilisés seuls - ils permettent de comparer automatiquement l’intégralité d’un document, par tranches de texte, à d’autres textes mémorisés dans l’établissement ou bien sur l’internet. Les méthodes "classiques" restent d’actualité et permettent souvent de découvrir d’autres indices. Les enseignants doivent donc rester très vigilants sur les changements de styles de rédaction, les styles de présentation hétérogènes, ou la structuration "bizarre" des bibliographies (Bibl N°1 - 3).

- Traitement de la fraude
Toute démarche de traitement du plagiat par un établissement -à condition qu’il communique efficacement sur le sujet - aura de toutes façons un effet dissuasif rapide et sensible. Mais "communiquer" ne suffit pas, un travail réel doit être effectué :

  • L’institution doit prendre des mesures claires et lisibles (par le personnel et les apprenants), allant de la signature d’un "engagement sur l’honneur" par les étudiants jusqu’à des mesures coercitives à leur encontre (avec des effets gradués en fonction de la gravité ou de la récurrence de la fraude), en passant par l’adoption et l’utilisation (aléatoire ou systématique) de logiciels spécialisés (Bibl N°3).
  • Le personnel doit être accompagné sur les méthodes possibles et les outils adoptés. Il faut par exemple les amener à diversifier ou à modifier leurs pratiques d’évaluation.
  • Les étudiants, de leur côté, doivent être sensibilisés aux règles à respecter pour la citation et aux risques qu’ils prennent en ce qui concerne la qualité de leurs apprentissages. Cette "sensibilisation" peut éventuellement passer par une formation et par l’utilisation limitée d’un logiciel anti-plagiat (Bibl N°4 - 5 - 6 - 7). Le message à leur faire passer est "vous risquez d’être les premières victimes de vos tromperies" autrement dit, "Le plagiat nuit gravement aux apprentissages". Ils doivent être "encouragés à produire des travaux originaux et de qualité et à développer leurs qualités d’analyse et de synthèse" (Bibl N°8). Ils doivent évidemment aussi être informés sur les risques de sanctions de leurs actes.

En tout état de cause, la prise en compte du plagiat dans un établissement doit être réfléchie et menée avec la participation de tout le corps enseignant (Bibl N°1 - 3). Une attention particulière devra notamment être portée sur la façon de présenter le dispositif aux apprenants, en effet, pour préserver la présomption d’innocence, il faut s’assurer que chacun d’eux ait reçu une information (voir une formation) complète pour qu’ils puissent agir en "n’ignorant pas la loi" (Bibl N°1).

- Limites éventuelles
Mais quelles que soient les mesures prises, le risque de fraude subsistera toujours car les outils ont leurs limites. Les logiciels par exemple ne peuvent pas identifier des textes traduits par l’étudiant lui même, ou bien ils ont du mal à identifier des textes suffisamment "remaniés", ou quand des synonymes appropriés ont été utilisés. Les sites internet "d’aide à la triche" sont nombreux, l’établissement qui entame une démarche de traitement de la fraude devra donc inévitablement effectuer une veille sur le sujet pour garder une "longueur d’avance" et rester crédible et dissuasif.

- Carte Conceptuelle
Nous avons choisi de vous présenter en détail la problématique du plagiat sous la forme d’une carte conceptuelle (ou "mind map" ou "carte heuristique") interactive (accessible ici ou en cliquant sur l’image ci dessous). La consulter vous permettra d’approfondir vos connaissances sur le sujet notamment en découvrant une liste très structurée et très complète de ressources francophones.

Une présentation animée et détaillée, avec commentaires audio, de cette carte conceptuelle est disponible en trois parties :

- Bibliographie de cet article
(sur la carte conceptuelle, il y a une bibliographie plus complète et surtout des liens internet directs)
Bibl N°1 : Travaux de Mme Nicole Perreault pour Profweb

Bibl N°2 : Enquête de l’Université de Lyon en partenariat avec "le sphinx développement" et "Six degrés"

Bibl N°3 : Enquête et étude de l’Université de Genève (Michelle Bergadaà)

Bibl N°4 : Brochure distribuée aux étudiant de l’Université d’Ottawa

Bibl N°5 : Brochure distribuée aux étudiant de l’Université de Sciences Sociales d’Ottawa

Bibl N°6 : Brochure distribuée aux étudiant de l’Université (Faculté des arts et de Sciences Sociales) d’Ottawa

Bibl N°7 : Cours en ligne de sensibilisation des étudiants proposé par l’UQAM

Bibl N°8 : Site de l’éditeur de la solution Urkund.



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